Au cours des premiers siècles du christianisme se sont posées les bases de la doctrine de l’Église, de sa vie liturgique et de son organisation canonique.
Les conciles œcuméniques y ont tenu une place particulière : on y tranchait les questions de christologie, de doctrine, de discipline ecclésiastique et de relations entre les communautés locales.
Peu à peu se sont formés les grands centres du monde chrétien, autour desquels se sont développées les traditions ecclésiales de l’Orient et de l’Occident.
L’histoire du christianisme a connu aussi bien l’affermissement de l’unité que de profondes divisions. L’une des plus importantes fut l’éloignement progressif du christianisme oriental et du christianisme occidental, que l’on rattache traditionnellement aux événements de 1054.
L’Église orthodoxe apostolique appartient à la tradition orthodoxe du christianisme oriental. Elle confesse la foi en la Sainte Trinité et en la nature divine et la nature humaine de Jésus-Christ, et demeure fidèle à l’Écriture sainte, à la Sainte Tradition et à l’héritage dogmatique des conciles œcuméniques.
En même temps, l’Église reconnaît la valeur spirituelle et culturelle de l’héritage chrétien de l’Orient comme de l’Occident, dans la mesure où il s’accorde avec sa doctrine orthodoxe.
Selon la Confession de foi de l’Église orthodoxe apostolique, l’unique Église du Christ se manifeste dans une multitude d’Églises locales et de communautés, unies par la foi, par les sacrements et par l’action du Saint-Esprit.
Cette conception fonde sa compréhension de l’unité ecclésiale : une unité avant tout dans le Christ, qui ne se réduit pas à l’existence d’un centre administratif unique.