Église orthodoxe apostoliqueCommunautés de la tradition apostolique
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Histoire de l’Église · chapitre 4

Les persécutions et l’Église des catacombes

Après l’instauration du pouvoir soviétique, les communautés orthodoxes ont subi des persécutions massives : fermeture d’églises et de monastères, confiscation des biens ecclésiastiques, arrestations et exécutions de membres du clergé et de fidèles.

Dans ces conditions nouvelles, des attitudes diverses envers l’État sont apparues au sein du monde orthodoxe.

Certains responsables ecclésiastiques cherchaient à préserver la possibilité d’un culte public au moyen d’accords avec les autorités. D’autres jugeaient inadmissible l’ingérence de l’appareil d’État dans les questions de foi et de gouvernement de l’Église.

Les événements de 1927 prirent une importance particulière : le métropolite Serge (Stragorodski), qui administrait alors le Patriarcat de Moscou, publia une déclaration de loyauté envers le pouvoir soviétique.

Ce document provoqua de profonds désaccords dans le milieu ecclésial.

Une partie du clergé et des laïcs refusa de reconnaître la ligne choisie par la direction du Patriarcat de Moscou dans ses relations avec l’État. Certaines communautés cessèrent de célébrer publiquement et poursuivirent leur vie religieuse dans la clandestinité.

Ces groupes sont entrés dans l’histoire sous le nom collectif d’Église orthodoxe véritable, ou Église des catacombes.

Le mouvement des catacombes n’était pas une organisation unique et centralisée. Il réunissait des communautés, des traditions spirituelles et des groupes de fidèles divers, soucieux de préserver leur indépendance religieuse face à la pression de l’État.

C’est à cette expérience de résistance à la soumission de l’Église au pouvoir politique que l’Église orthodoxe apostolique rattache l’une des lignes les plus importantes de son héritage spirituel.

Pour les futurs fondateurs de l’Église orthodoxe apostolique, la mémoire des persécutions et des communautés orthodoxes indépendantes a fondé la conviction que la vie de l’Église doit reposer sur la foi, la conciliarité et le libre choix de la personne, et non sur un système de contrainte imposé par l’État.